Que faire de ses émotions ?

smiley avec émotion douloureuse

Tu te demandes souvent comment faire face à tes émotions au quotidien ? Dans cet article, je te partage ma méthode en direct pour traverser une émotion lorsqu’elle se présente, sans chercher à l’expliquer.

NOTE : cet article est un résumé de la restranscription de la vidéo suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=JnI-ex2w6uo

L’expérience du ressenti en direct

Plutôt que de t’expliquer la théorie, je te montre comment je fais au moment même où une émotion surgit en moi :

  • L’observation sans jugement : Je ressens l’émotion sans essayer de savoir ce que c’est ni d’où elle vient. Ce n’est pas la question.
  • La localisation physique : Je sens que ça bloque au niveau de la gorge, comme si quelque chose y était coincé.
  • L’accueil des sensations : Je respire normalement. Je ressens des picotements aux yeux, un peu comme l’effet de la moutarde qui monte au nez, et une sensation de lourdeur intérieure.
  • Le laisser-faire du corps : Même si c’est désagréable et que cela prend un peu de temps, je laisse mon corps faire. Les sensations s’intensifient avant de diminuer.
  • La libération : Peu à peu, la sensation dans la gorge s’estompe, j’ai envie de bailler et je sens que ma respiration devient plus libre. L’émotion s’est libérée.

Pourquoi sortir de la « gestion » des émotions ?

On lit souvent des conseils qui consistent à identifier son émotion pour y faire correspondre un besoin (par exemple : « la colère signifie un besoin de limites »). Bien que ce ne soit pas faux, cette approche présente plusieurs limites :

  • La difficulté de nommer (alexithymie) : Lorsqu’on a de l’alexithymie (et c’est courant chez les neuroatypiques !), il est parfois difficile de reconnaître ou de nommer précisément ce que l’on ressent. On sent que « quelque chose ne va pas », mais ce n’est pas clair. Cela peut créer un sentiment d’échec si l’on n’arrive pas à mettre un mot sur l’émotion.
  • La multiplicité des besoins : Une même émotion peut correspondre à une multitude de besoins différents, qui ne sont pas forcément ceux listés dans les manuels.
  • Le piège de la mentalisation : En essayant de comprendre à tout prix, on reste dans la tête. On finit par élaborer des raisonnements au lieu de simplement vivre l’émotion. C’est une forme de fuite.

Le corps comme messager intuitif

Je vois les émotions comme des informations présentes dans le corps qui ont simplement besoin d’être ressenties. En adoptant cette approche :

  • Tu évites la rumination : En te concentrant sur les sensations physiques, même désagréables, l’émotion passe souvent plus vite.
  • Tu développes ton intuition : En faisant cet exercice régulièrement, tu finiras par comprendre intuitivement ce que ton corps veut. Une idée ou un besoin peut surgir de façon évidente, sans que tu aies besoin d’y réfléchir.
  • Tu laisses passer les souvenirs : Parfois, des souvenirs remontent. Il suffit de les laisser passer comme des petites bulles qui éclatent toutes seules.

En conclusion

Je t’invite, la prochaine fois qu’une émotion se présente, à ne pas chercher à la mentaliser. Reviens simplement à tes sensations physiques et laisse ton corps faire son travail.

Avec Amour,

Sam

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